Toute cette journée de jeudi, deux militants de l’UNEF ont été placés en garde à vue dans le cadre d’une plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui déposée par Madame Tonnel - Directrice de l’UFR de Droit, Economie et Gestion - devant le Procureur de la République de Rouen. Cette plainte faisant suite aux mobilisations anti-CPE et aux actions blocage qui en ont découlées.

L’UNEF Rouen s’interroge sur les raisons du dépôt de cette plainte - déposée devant le Procureur de la République après les réserves émises, quant à sa recevabilité, par des Agents de la Police Nationale - visant deux étudiants syndicalistes et sur l’atteinte à leur liberté.

En effet, les mesures privatives de liberté assorties à cette audition nous semblent non seulement excessives mais également injustifiés dans le cadre de cette affaire.

Nous rappelons également que la mise en danger de la vie d’autrui a été constituée par l’absence de prise de position responsable de la directrice de l’UFR qui, alors des étudiants étaient présents sur le site a refusé de fermer son UFR, la laissant fonctionner tandis que les normes de sécurité nécessaires à l’accueil du public n’étaient plus réunies.

Nous nous interrogeons également sur la possible mise en danger de la vie d’autrui du fait du verrouillage des issues de secours et de leur blocage par des chaînes pour empêcher des étudiants anti-CPE de pénétrer sur le pôle universitaire lors de l’application d’un « plan de filtrage des étudiants ».

 L’UNEF Rouen dénonce :

- le comportement de la directrice de l’UFR Droit Eco Gestion et celui de l’Université en ce qu’il a attaqué deux étudiants sur le simple fait qu’ils étaient syndicalistes.

- l’absence de prise de position du Président de l’Université laissant Madame le Doyen de l’UFR de Droit Eco Gestion libre d’exercer des pressions inacceptables sur des étudiants du fait de leur engagement syndical et de régler ses différents politiques en jouant de ses réseaux pour sanctionner un comportement contraire à ses convictions personnelles.

- les « persécutions » dont ces mêmes étudiants syndicalistes ont été victimes (discrimination à l’entrée du pôle et surveillance individuelle par les agents de sécurité).

L’UNEF Rouen interroge le Président de l’Université de Rouen sur le comportement qu’il souhaite adopter suite à cette affaire et s’il décide d’engager la responsabilité de certains statutaires ayant mis en danger la vie d’autrui de façon directe et répétée.