29 septembre 2009
Communiqué de presse sur la rentrée universitaire 2009
Alors que la rentrée universitaire 2009 – 2010 s’achève et même si des inscriptions sont toujours possibles jusqu’au 31 octobre 2009, l’UNEF tire un premier bilan de ce passage si délicat pour les nouveaux titulaires du baccalauréat.
En effet, pour nombre d’entre eux, l’obtention de ce diplôme change leur vie du tout au tout : départ du foyer familial ou prise progressive d’indépendance, reconstruction d’un réseau social et nouveau mode et rythme d’étude. C’est un tout autre cadre de vie qui s’offre à ces nouveaux étudiants.
Toutefois, face à ces difficultés d’adaptation déjà importantes, le système Admission Post-Bac accentue les problèmes des néo-bacheliers. Outre les nombreuses failles du système et par son fonctionnement même, entre rigidité de la procédure et éjection involontaire, Admission Post-Bac fait planer un doute considérable sur l’avenir de chaque bachelier, rendant impossible toute planification de sa nouvelle vie et fragilisant ainsi son insertion.
L’UNEF a donc été présente sur l’ensemble des sites universitaires rouennais durant cette période de rentrée afin d’aider, d’informer et d’accompagner au mieux l’ensemble des étudiants souhaitant s’inscrire à l’Université de Rouen.
De plus, suite
à la volonté de l’UNEF de créer un guichet unique permettant d’effectuer toutes
ses démarches administratives de rentrée sur un seul et même site géographique,
l’UNEF est également présente sur l’espace Modulo organisé du 21 septembre au
02 octobre 2009 à la Maison de l’Université.
L’UNEF demande donc, à travers sa pétition de rentrée, la mise en place d’un 10ème mois de bourse, l’augmentation de 10% des aides au logement, la construction/réhabilitation de logements étudiants ainsi que la mise en place d’une aide à la recherche du premier emploi.
Communqiué de presse sur la privatisation de La Poste
Du 28 septembre au 3 octobre
aura lieu la votation citoyenne pour la sauvegarde du service public de la
poste. Partout en France, la population est appelée à se prononcer sur le
changement de statut de la poste qui passera d’un établissement public à une
société anonyme de droit privé.
La privatisation programmée de
LA Poste menace de fragiliser la communauté étudiante encore un peu plus. En
effet, alors que l’UNEF alerte le gouvernement sur la question de la baisse du
pouvoir d’achat étudiant, cette privatisation va accentuer encore un peu plus
ce phénomène avec la hausse de ses tarifs ainsi que la fermeture des bureaux de
Poste les moins rentables rendant par la même inégal l’accès à ce service
public.
L’UNEF, soucieuse du maintien des services publics, participe activement à ce référendum en organisant sa tenue sur l’ensemble des universités. A Rouen, des bureaux de votes seront tenus par l’UNEF les :
- Lundi 28 septembre en faculté de Lettres Sciences Humaines
- Mardi 29 septembre en faculté de Science de l’Homme et de la Société
- Mercredi 30 septembre en faculté de Droit – Sciences Economiques
ainsi que sur le site du Madrillet le midi
- Jeudi 01 octobre en faculté de Médecine
- Vendredi 02 octobre en faculté de Sciences ainsi qu’à l’IUT de Mont Saint Aignan
A travers ce référendum, l’UNEF organise la démocratie sur les universités en donnant l’occasion aux étudiants de s’exprimer sur la question de la privatisation de La Poste.
07 juillet 2009
Inscription à l'université
Des dizaines
de milliers de nouveaux diplômés entrent ainsi dans l’Enseignement Supérieur. Comme
chaque année, ils vont très vite être confrontés aux difficultés
administratives. Entre dispositif d’admissibilité, inscription administrative
et pédagogique dans un établissement, démarches d’obtention de bourses et d’un
logement, ces nouveaux étudiants vont
devoir dés à présent se mesurer aux joies des formalités de rentrée. Afin
de les guider dans ces démarches et de les défendre face aux différents
problèmes qu’ils pourraient rencontrer, l’UNEF
sera présente dés demain sur les différents sites universitaires.
Par ailleurs,
l’UNEF rappelle que la nouvelle procédure de préinscription instaurée cette
année par le Ministère accroît les galères administratives auxquelles sont
soumis les étudiants. En effet, le
« Dispositif Post-Bac » par sa lourdeur et sa rigidité exclu
nombre de néo-bacheliers des procédures d’inscription, les laissant alors aux
portes de l’Enseignement Supérieur. Ce nouveau système, couplé à l’orientation
active, menace d’imposer un choix de filières à tous ces étudiants, écartant
toute liberté dans leur orientation. L’UNEF
condamne la mise en place de ce dispositif et exige du Ministère son
annulation, au risque de rejouer le débat de la sélection à l’entrée de
l’université et d’exaspérer une fois de plus la communauté universitaire.
Une fois ces
difficultés administratives surmontées, les étudiants seront dés le mois de
septembre confrontés à de nouveaux problèmes. Valérie Pécresse, refuse toujours
de répondre à la baisse du pouvoir d’achat étudiant, et annonce au contraire
une nouvelle augmentation de 1,2% des
frais d’inscription pour les licences et 2,2% pour les masters et, soit une
augmentation de 27% depuis 2001 pour les licences et 70% pour les masters. Ces
choix ne cessent d’accentuer la précarité
des étudiants !
L’UNEF sera
donc présent dès demain auprès des étudiants pour leur venir en aide et
rappelle au gouvernement que s’il persiste dans la fragilisation du Service
Public d’Enseignement Supérieur, celui-ci sera très vite à nouveau confrontée à
la grogne d’une communauté universitaire
toujours sous tension.
05 septembre 2008
Septembre : le mois de toutes les galères !
Hausse des produits alimentaires, des dépenses de
logement, des frais d’inscription… Le pouvoir d’achat des étudiants est
toujours en baisse et leur situation continue de s’aggraver. Le gouvernement,
par ses choix en matière de politique sociale, en est le principal responsable.
Les dépenses obligatoires ne cessent de grimper tandis que les aides sociales
augmentent moins vite que l’inflation. Le coût de la vie pour un étudiant a
ainsi augmenté de 5,9 % cette année.
Alors qu’aucune aide n’est versée pendant le mois de
septembre, période de rentrée et de l’installation, celui-ci reste le mois de
toutes les galères.
Malgré une augmentation du montant des bourses de 2,5 %, celles-ci restent
insuffisantes face à l’inflation (3,6 %). La valeur des bourses en euros
constants a ainsi diminué de plus de 4%
depuis 2001. La modification des « points de charge » dans le calcul
des bourses entraîne également la diminution du montant voire la suppression
pure et simple des bourses pour de nombreux étudiants, alors obligés de
recourir à une demande de compensation.
Le logement
reste toujours la principale dépense des étudiants. Les loyers augmentent cette
année de 4,3% en province,
pouvant dépasser 500 € pour un
simple studio. Depuis 1994, les loyers
ont plus que doublé, alors que les aides au logement n’ont pas bougé. Pire,
la ministre du logement envisage l’hypothèse de les baisser. Il faut en plus en
septembre faire face à toutes les
dépenses d’installation : frais d’agence, dépôt de garantie…
Entre hausse des frais d’inscription (4,3% en moyenne) et augmentation du prix d’un ticket de restauration universitaire
(+0,05 €), ce sont 9 étudiants sur 10 qui sont victimes d’une politique
gouvernementale loin d’être à la hauteur. La diminution de 10 € du prix de
l’abonnement aux transports rouennais peine alors à compenser la baisse du
pouvoir d’achat des étudiants.

Alors que les bourses
commencent en octobre et que l’aide au logement n’est pas versée le mois de
leur installation, le coût de la rentrée
est particulièrement lourd et varie de 700 € à plus de 2100 € selon les
situations. Face à l’urgence de la situation sociale qui compromet la
possibilité même de faire des études, l’UNEF
exige la mise en œuvre d’un véritable « plan d’action sociale » : Le
versement d’un 10ème mois de bourse dès septembre et le rétablissement des
points de charge supprimés, la suppression du mois de carence et l’augmentation
des aides au logement, l’exonération de la taxe d’habitation, la création dès
cette année de 50 000 allocations d’étude pour les étudiants autonomes.
Enfin, les étudiants ne sont pas épargnés par les lourdeurs administratives : demande de bourses, recherche de logement, démarche auprès de la CAF pour les aides au logement, inscription universitaire, achat du titre de transport, obtention d’un titre de séjour pour les étudiants étrangers… Alors qu’ils réclament chaque année la mise en place d’un guichet unique d’accueil, les étudiants restent toujours sans réponse.
