Ce jeudi 7 juillet 2009, 622 322 lycéens ont pris connaissance de leurs résultats aux épreuves du Baccalauréat.

Des dizaines de milliers de nouveaux diplômés entrent ainsi dans l’Enseignement Supérieur. Comme chaque année, ils vont très vite être confrontés aux difficultés administratives. Entre dispositif d’admissibilité, inscription administrative et pédagogique dans un établissement, démarches d’obtention de bourses et d’un logement, ces nouveaux étudiants vont devoir dés à présent se mesurer aux joies des formalités de rentrée. Afin de les guider dans ces démarches et de les défendre face aux différents problèmes qu’ils pourraient rencontrer, l’UNEF sera présente dés demain sur les différents sites universitaires.

Par ailleurs, l’UNEF rappelle que la nouvelle procédure de préinscription instaurée cette année par le Ministère accroît les galères administratives auxquelles sont soumis les étudiants. En effet, le « Dispositif Post-Bac » par sa lourdeur et sa rigidité exclu nombre de néo-bacheliers des procédures d’inscription, les laissant alors aux portes de l’Enseignement Supérieur. Ce nouveau système, couplé à l’orientation active, menace d’imposer un choix de filières à tous ces étudiants, écartant toute liberté dans leur orientation. L’UNEF condamne la mise en place de ce dispositif et exige du Ministère son annulation, au risque de rejouer le débat de la sélection à l’entrée de l’université et d’exaspérer une fois de plus la communauté universitaire.

Une fois ces difficultés administratives surmontées, les étudiants seront dés le mois de septembre confrontés à de nouveaux problèmes. Valérie Pécresse, refuse toujours de répondre à la baisse du pouvoir d’achat étudiant, et annonce au contraire une nouvelle augmentation de 1,2% des frais d’inscription pour les licences et 2,2% pour les masters et, soit une augmentation de 27% depuis 2001 pour les licences et 70% pour les masters. Ces choix ne cessent d’accentuer la précarité des étudiants ! La Ministre, qui se voulait être dés le début de son mandat la « Ministre des étudiants », risque pourtant d’accroître leur départ précoce et forcé de l’Enseignement Supérieur. L’UNEF rappelle à Valérie Pécresse qu’en l’absence de réponse crédible face à la crise qui impacte particulièrement les jeunes, celle-ci sera très vite confrontée au mécontentement des étudiants.

L’UNEF sera donc présent dès demain auprès des étudiants pour leur venir en aide et rappelle au gouvernement que s’il persiste dans la fragilisation du Service Public d’Enseignement Supérieur, celui-ci sera très vite à nouveau confrontée à la grogne d’une communauté universitaire toujours sous tension.