24 février 2009
De nombreuses victoires locales pour les étudiants
Aujourd'hui se tenait un Conseil d'Administration de l'Université de Rouen. Ce fut l'occasion d'exprimer les revendications étudiantes locales et d'obtenir des avancées concrètes sur plusieurs points. Deux représentants des doctorants mobilisés se sont exprimés. Reprenant les revendications votées en Assemblée Générale et celles des doctorants, l'UNEF a fait la déclaration suivante :
"Depuis plusieurs semaines, un mouvement de grève rassemble étudiants et personnel de l’Université (1 500 manifestants le jeudi 19 février). Au cœur de cette contestation se trouvent la question des suppressions de postes et de la réforme des métiers de l’enseignement. Mais des revendications propres à l’Université de Rouen se font également entendre.
1) Lors de l’Assemblée générale du 3 février 2009 qui a réuni 1000 étudiants de toutes les UFR, une motion a été votée qui précise que « les étudiants souhaitent participer à la réflexion sur le fonctionnement de l’Université et sur les contenus d’enseignement, notamment sur les modalités de contrôle de connaissance. » Ils demandent « donc au président de l’Université de Rouen de renoncer à la délégation sur l’établissement des règles relatives aux examens ».
2) Les étudiants en doctorat réclament également :
- le paiement mensuel des vacataires chargés de cours
- que la rémunération ne soit plus considérée comme « accessoire »
- un traitement identique de tous les chargés de cours, qu’ils aient plus ou moins de 28 ans
- la signature d’un véritable contrat en deux exemplaires entre l’Université et le vacataire dont la négociation doit avoir lieu entre le collectif des doctorants et les instances de l’Université
3) Les étudiants exigent également que les locaux de l’Université soient rénovés (motion votée lors de l’AG du 3 février – action des étudiants en STAPS qui ont démonté les sièges délabrés de leurs amphis). Dans ce cadre, le président de l’Université a l’opportunité de faire remonter des projets avant le 1er mars pour financer la mise aux normes des bâtiments et leur accessibilité. Nous demandons à ce que les élus étudiants soient associés à la discussion de ces projets.
Ne pas en prendre la mesure de ces nombreuses revendications locales
serait dangereux car cette attitude risquerait de pousser le mouvement vers
davantage de radicalité. Nous demandons donc au président de l’Université de
Rouen d’accéder sans délais à ces revendications."
Ainsi, certaines avancées ont été obtenues :
- les doctorants vacataires obtiendront une copie de la lettre d'engagement qui régit leur travail (équivalent d'un contrat de travail). Une commission sera créée qui associera les doctorants à la discussion sur la mensualisation de la rémunération des vacataires (avec notamment la discussion sur le caractère accessoire de la rémunération qui ne permet pas d'avance sur salaire). En revanche l'égalité de traitement entre étudiants de moins de 28 ans et de plus de 28 ans résulte d'une disposition légale nationale qui ne pourra pas être modifiée localement.
- sur la rénovation des locaux : le président de l'Université s'est engagé à financer les installations de sièges décents dans les amphis de STAPS. Une solution est en passe d'être trouvée pour assurer le chauffage dans le bâtiment A de la fac de Lettres.
- la question de la délégation au Président des règles relatives aux examens a été reportée de l'ordre du jour.
10 février 2009
Manifestation nationale réussie : le gouvernement doit répondre à la pression des universités !
Plus d’un millier d’étudiants en
Assemblée Générale hier à l’Université de Rouen. Plusieurs centaines
d’étudiants et personnels rouennais aujourd’hui dans le cortège parisien qui a
rassemblé plus de 50 000 manifestants lors de la journée nationale
d’action de l’Enseignement Supérieur et la Recherche. Le gouvernement ne
peut plus ignorer la pression qui monte dans les universités !
Pire, Nicolas
Sarkozy s’est livré à une véritable
provocation lors de son
intervention télévisée du jeudi 5 février. Celui-ci s’est félicité du fait que la LRU «permettrait aux
universités de choisir leurs étudiants». Soit ces propos témoignent d'une
méconnaissance totale du droit d'accès à l'université garanti à chaque lycéen,
soit il s'agit de l'annonce de l'instauration prochaine d'une sélection à
l'entrée de l'université, inacceptable pour l'UNEF. Les étudiants ne laisseront pas
instaurer la sélection à l’entrée de l’université !
Enfin, l’UNEF lance un carton jaune
au Recteur de l’Académie de Rouen qui a refusé jeudi dernier de recevoir une
délégation syndicale de l’université dans laquelle se trouvait un représentant
étudiant. L’UNEF rappelle au Recteur, chancelier des Universités, qu’un nouveau
refus de la présence d’un représentant étudiant au sein d’une nouvelle
délégation serait de nature à mettre le feu aux poudres au regard de
l’état de tension qui règne actuellement dans les universités.
Assemblées Générales
Jeudi 12 février
12h00, faculté des Sciences
Manifestation
Jeudi 12 février
14h00, faculté de Droit-Eco
05 février 2009
1 millier d'étudiants et de personnels dans la rue
Une manifestation qui a réunie 1 millier d'étudiants et de personnels, s'est élancée de la fac de Droit-éco-gestion jusqu'à la Mairie de Rouen. Le cortège s'est symboliquement arrêté devant le rectorat de l'Académie de Rouen pour protester contre l'attitude du recteur : celui-ci a en effet déclaré qu'il accepterait de recevoir une délégation si celle-ci était uniquement composé d'enseignants-chercheurs niant la participation des étudiants au mouvement de grève. Les enseignants ont donc refusé de le rencontrer.
03 février 2009
Le mouvement étudiant démarre !
Mardi 3 février, une AG étudiante s'est tenue dans l'amphi Langevin. Environ 1000 étudiants de toutes les facs mobilisées (Sciences, STAPS, Lettres et Sciences Humaines, Psycho-Socio, Droit-éco, Médecine) et de l'IUT de Rouen s'y sont retrouvés pour débattre de leurs revendications. La grève a été votée à l'unanimité moins 12 abstention et 1 contre. A l'issue de cette AG, une manifestation regroupant 600 étudiants et personnels de l'Université a démarré du campus de Mont-St-Aignan. Le départ a été donné symboliquement devant le Conseil d'Administration de l'Université et a rejoint le rectorat.
2 motions ont été adoptées pendant l'Assemblée Générale :
1ère motion : soutien au mouvement des personnels
Nous, étudiants de l’Université de Rouen, réunis ce mardi 3 février
2009 en assemblée générale, appelons à une résistance déterminée et
constructive face à l’agressivité du gouvernement qui s’inscrit dans la droite
ligne de la loi sur la liberté et la responsabilité des universités.
- Contre le projet de
masterisation
des métiers de l’enseignement présenté par le Ministère et qui fait peser une
grande menace sur l’avenir de l’enseignement en France
- Contre les suppressions de
postes
programmées et le budget insuffisant
calculé à la performance
- Contre la remise en cause du
statut des
enseignants-chercheurs
Nous, étudiants de
l’Université de Rouen, soutenons entièrement le mouvement de grève et les
revendications des personnels enseignant et non-enseignant de l’Université de
Rouen.
2ème motion : revendications des étudiants
"Nous, étudiants de l’Université de Rouen, réunis en
Assemblée Générale ce mardi 3 février, exigeons :
- le
maintien des 18 postes de personnel que le gouvernement prévoit de supprimer
sur l’Université de Rouen (8 postes en 2009, 5 postes en 2010 et 5 postes en
2011). Nous réclamons un plan pluriannuel de recrutement d’emplois stables dans
les Universités. Les locaux doivent être rénovés. Le manque de moyens pour
l’Enseignement Supérieur est inacceptable au vu des milliards d’euros débloqués
sans condition pour les banques. Nous refusons que cette pénurie budgétaire
conduise à la mise en concurrence des composantes (facs et IUT). Le nouveau
système de répartition des moyens à la performance doit être abandonné.
- la
revalorisation des bourses et leur accès pour tous les étudiants,
l’augmentation du nombre de logements universitaires, leur rénovation et
l’augmentation des aides aux logement, l’amélioration du service public de
restauration universitaire. Face à la crise économique qui touchera durement
les jeunes déjà en situation de précarité, le gouvernement doit mettre en place
des mesures spécifiques pour protéger la jeunesse. Nous réclamons la mise en
place d’un véritable statut social pour les étudiants qui comprenne notamment
une allocation autonomie.
- le retrait du projet de réforme des métiers de l’Enseignement et l’ouverture d’une large discussion. Nous réclamons le maintien des IUFM comme opérateur de la formation des futurs enseignants, le maintien de l’année de fonctionnaire stagiaire (formation par les stages et maintien de la rémunération), le maintien et la requalification à Bac + 5 des concours de l’enseignement.
- de participer à la réflexion sur le fonctionnement de l’Université et sur les contenus d’enseignement, notamment sur les modalités de contrôle de connaissance. Nous demandons donc au président de l’Université de Rouen de renoncer à la délégation sur « l’établissement des règles relatives aux examens ».
Une nouvelle Assemblée Générale sera organisée jeudi 5 février à 11h dans l'amphi Langevin. Elle permettra d'organiser la manifestation de l'après-midi.