addition      Hausse des produits alimentaires, des dépenses de logement, des frais d’inscription… Le pouvoir d’achat des étudiants est toujours en baisse et leur situation continue de s’aggraver. Le gouvernement, par ses choix en matière de politique sociale, en est le principal responsable. Les dépenses obligatoires ne cessent de grimper tandis que les aides sociales augmentent moins vite que l’inflation. Le coût de la vie pour un étudiant a ainsi augmenté de 5,9 % cette année. Alors qu’aucune aide n’est versée pendant le mois de septembre, période de rentrée et de l’installation, celui-ci reste le mois de toutes les galères.

 

Malgré une augmentation du montant des bourses de 2,5 %, celles-ci restent insuffisantes face à l’inflation (3,6 %). La valeur des bourses en euros constants a ainsi diminué de plus de 4% depuis 2001. La modification des « points de charge » dans le calcul des bourses entraîne également la diminution du montant voire la suppression pure et simple des bourses pour de nombreux étudiants, alors obligés de recourir à une demande de compensation.

 

Le logement reste toujours la principale dépense des étudiants. Les loyers augmentent cette année de 4,3% en province, pouvant dépasser 500 € pour un simple studio. Depuis 1994, les loyers ont plus que doublé, alors que les aides au logement n’ont pas bougé. Pire, la ministre du logement envisage l’hypothèse de les baisser. Il faut en plus en septembre faire face à toutes les dépenses d’installation : frais d’agence, dépôt de garantie

 

Entre hausse des frais d’inscription (4,3% en moyenne) et augmentation du prix d’un ticket de restauration universitaire (+0,05 €), ce sont 9 étudiants sur 10 qui sont victimes d’une politique gouvernementale loin d’être à la hauteur. La diminution de 10 € du prix de l’abonnement aux transports rouennais peine alors à compenser la baisse du pouvoir d’achat des étudiants.

 monnaie

Alors que les bourses commencent en octobre et que l’aide au logement n’est pas versée le mois de leur installation, le coût de la rentrée est particulièrement lourd et varie de 700 € à plus de 2100 € selon les situations. Face à l’urgence de la situation sociale qui compromet la possibilité même de faire des études, l’UNEF exige la mise en œuvre d’un véritable « plan d’action sociale » : Le versement d’un 10ème mois de bourse dès septembre et le rétablissement des points de charge supprimés, la suppression du mois de carence et l’augmentation des aides au logement, l’exonération de la taxe d’habitation, la création dès cette année de 50 000 allocations d’étude pour les étudiants autonomes.

 

Enfin, les étudiants ne sont pas épargnés par les lourdeurs administratives : demande de bourses, recherche de logement, démarche auprès de la CAF pour les aides au logement, inscription universitaire, achat du titre de transport, obtention d’un titre de séjour pour les étudiants étrangers… Alors qu’ils réclament chaque année la mise en place d’un guichet unique d’accueil, les étudiants restent toujours sans réponse.